STIS de Saint-Martin : l’UNSA UR Guadeloupe demande des explications sur la situation de M. Hubert Fleming

Une convention de trois ans remise en cause au bout de 25 jours :

l’UNSA exige transparence, respect du statut et communication des pièces.

Hubert Fleming et Patrice Thomas - UNSA Saint-Martin
Hubert Fleming et Patrice Thomas - UNSA Saint-Martin, avr. 2026

L’UNSA UR Guadeloupe exprime sa vive préoccupation face à la situation de M. Hubert Fleming, représentant de l’UNSA UR Guadeloupe à Saint-Martin.

Après 17 ans de service, notre collègue se retrouve au cœur d’une procédure administrative qui interroge fortement, tant par sa chronologie que par ses conséquences humaines, statutaires et syndicales.

Pour l’UNSA, le sujet ne se limite pas à une situation individuelle. Il pose une question plus large : comment garantir le respect des agents publics, la transparence des procédures et la protection des représentants syndicaux lorsque des décisions administratives paraissent prises dans la précipitation ?

Une chronologie qui interroge

Les éléments portés à la connaissance de l’UNSA sont clairs.

Le 6 mars 2026, M. Hubert Fleming est mis à disposition du Service Territorial d’Incendie et de Secours de Saint-Martin par convention.

Cette convention prévoit qu’il exerce les fonctions de chef de service RH/Paie.

Elle est conclue pour une durée de trois ans, jusqu’au 5 mars 2029.

Pourtant, le 31 mars 2026, soit seulement 25 jours plus tard, le STIS demande déjà à mettre fin à cette mise à disposition.

Cette séquence appelle une question simple :

Que s’est-il passé en 25 jours pour remettre en cause une convention prévue pour trois ans ?

L’UNSA considère qu’une telle chronologie ne peut rester sans explication précise, écrite et vérifiable.

Des assurances institutionnelles, des actes contraires sur le terrain

Lors d’une réunion précédente, la présidence de la Collectivité de Saint-Martin, la présidence du STIS et les responsables administratifs concernés avaient donné des assurances à l’UNSA sur l’absence de mesure brutale à l’encontre de M. Hubert Fleming.

Pourtant, quelques jours plus tard, le STIS engageait une démarche de fin de mise à disposition.

Pour l’UNSA, cet écart entre les engagements exprimés et les actes administratifs engagés exige des explications claires.

Il ne s’agit pas ici de commenter des intentions. Il s’agit de confronter des paroles institutionnelles à des actes administratifs. Et sur ce point, les agents sont en droit d’attendre de la cohérence, de la loyauté et de la transparence.

Un poste occupé n’est pas un poste vacant

Pour l’UNSA, un point central doit être clarifié : le poste occupé par M. Hubert Fleming pouvait-il être traité comme vacant ?

Au moment où la démarche de fin de mise à disposition est engagée, plusieurs éléments doivent être rappelés :

M. Fleming était un agent titulaire.

Une convention écrite existait.

Cette convention désignait clairement les fonctions exercées : chef de service RH/Paie.

La durée prévue était de trois ans.

Dans ces conditions, l’UNSA pose une question de fond :

Le poste était-il réellement vacant, ou a-t-on organisé sa vacance ?

Un poste occupé par un fonctionnaire dans le cadre d’une convention en cours ne peut pas être traité comme un simple support disponible sans que la situation administrative de l’agent soit d’abord régulièrement clarifiée.

C’est un enjeu de droit, mais aussi un enjeu de protection des agents.

Le jury ne peut pas servir de paravent

L’administration peut invoquer l’intervention d’un jury ou d’une procédure de sélection.

Mais un jury ne répond pas à toutes les questions.

Il ne dit pas si le poste était réellement vacant.

Il ne dit pas si la mise à disposition avait été régulièrement interrompue.

Il ne dit pas pourquoi un agent contractuel a été retenu sur des fonctions déjà occupées par un fonctionnaire.

Il ne dit pas pourquoi un agent titulaire, expérimenté, présent depuis de nombreuses années, n’a pas été maintenu sur ses fonctions.

Pour l’UNSA, la sélection d’un candidat ne peut pas masquer les fragilités éventuelles de la procédure engagée en amont.

Le jury ne lave pas une procédure bancale.

Avant de discuter du choix final, il faut d’abord établir si le poste pouvait être ouvert ou pourvu dans ces conditions.

Une situation qui dépasse le seul cas individuel

La situation de M. FLEMING concerne évidemment l’agent directement touché. Mais elle concerne aussi l’ensemble des agents publics et des représentants syndicaux.

Lorsqu’un représentant du personnel est fragilisé dans ses fonctions, lorsqu’un agent qui alerte ou qui défend ses collègues se retrouve rapidement écarté, le signal envoyé est inquiétant.

Aujourd’hui, il s’agit de M. Hubert Fleming.

Demain, quel agent ?

Demain, quel représentant syndical ?

Demain, quelle voix cherchera-t-on à faire taire ?

L’UNSA refuse que la défense des agents, l’exercice d’un mandat syndical ou le rappel des règles puissent exposer un fonctionnaire à des mesures brutales ou insuffisamment justifiées.

La loyauté de nombreuses années de service ne peut pas être balayée par des décisions prises dans l’urgence.

L’UNSA restera mobilisée

L’UNSA UR Guadeloupe et l’UNSA Territoriaux de Saint-Martin resteront pleinement mobilisées aux côtés de M. Hubert Fleming.

Nous demandons des réponses. Nous demandons des pièces. Nous demandons le respect du statut. Nous demandons la transparence.

Une administration peut organiser ses services. Elle peut faire évoluer ses structures. Elle peut engager des procédures.

Mais elle ne peut pas traiter un agent titulaire comme une variable d’ajustement.

Elle ne peut pas fragiliser un représentant syndical sans explication sérieuse.

Elle ne peut pas fabriquer une vacance pour éjecter un fonctionnaire.

Un poste occupé n’est pas un poste vacant.
On ne fabrique pas une vacance pour éjecter un fonctionnaire.
Le combat ne fait que commencer.

 


UNSA UR Guadeloupe — UNSA Territoriaux Saint-Martin[1]

Note(s)

  1. ^ Les éléments présentés reposent sur les pièces portées à la connaissance de l’UNSA à ce jour. L’UNSA demande la communication complète des documents administratifs permettant d’établir la régularité de la procédure.

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